Sortir de la tyrannie des émotions

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Dès que nous sommes pris par une émotion, quelle qu’elle soit, le « Je » est présent, Il s’impose comme centre du monde, comme priorité absolue. L’expérience est localisée, limitée, fausse. L’accumulation de ces émotions momentanées influence nos humeurs, modifie progressivement nos dispositions mentales et nos traits de caractère, et ce jusqu’à la caricature. Il faut rompre par rapport à ce conditionnement. Le développement de la sagesse non intellectuelle est un moyen privilégié.

Que faire de nos émotions ?

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Les émotions sont une constante de notre vie : parfois profondes et durables, parfois superficielles et éphémères. Il y a peu de moments où les émotions nous laissent en paix. Pour certains, l’absence d’émotions est synonyme d’un manque, pour d’autres, le trop-plein émotionnel représente une perte de contrôle intolérable. Faut-il tracer une ligne entre deux excès ? Une autre voie est de ne pas être plus affecté par elles que par des sons, les symphonies sont magnifiques, le silence aussi …

Comment les émotions nous conditionnent ?

Les émotions négatives, les idées noires, la dépression en s’accumulant nous entraînent dans une plongée en vrille qui nous enferme et nous coupe du reste du monde. A l’inverse, les émotions positives sont dites nous ouvrir à l’expérience et la relation. Elles nous permettent d’envisager les situations selon une perspective plus vaste, d’être plus réceptifs à autrui et d’adopter des attitudes et des comportements souples et créatifs. Les émotions positives engendrent une spirale ascendante.

Faites-vous la différence entre les émotions positives avec satisfaction personnelle, localisées, et celles vécues dans l’ouverture ?

Les émotions positives

« Les émotions positives ouvrent l’esprit et élargissent la palette des pensées et des actions […]. Elles engendrent des comportements flexibles, accueillants, créateurs et réceptifs. ». Barbara Fredrickson

Au delà des conventions

« Tout homme ne peut rien voir au-delà de ses conventions habituelles. Pour voir autre chose, il doit d’abord se libérer de ses préjugés », Swamiji Vivekananda,

La sagesse , préalable au développement de l’intelligence collective

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Il est nécessaire de mener des actions préalables avant de d’atteindre à l’intelligence collective. Le développement de la sagesse permet de préparer le terrain. Elle permet d’être en créativité, Elle est hors toute forme de cynisme ou de récupération individuelle. En libérant des tendances égocentrées, la sagesse permet un fonctionnement en équipe fluide et facilitant, une capacité de contribution à l’équipe et à chacun.

Le terme de « sagesse » ici, n’évoque pas un concept philosophique , mais bien un état de l’esprit, une expérience libre des ambitions et désirs individuels, d’inscription dans la vie, au profit d’objectifs plus larges reflétant une forme d’intérêt général.]

Se débarrasser de son Ego ?

Se débarrasser de son Ego est-il la solution pour mieux vivre et travailler ensemble ?

Cela semble aussi radical qu’impossible ! En revanche, changer de paradigme, sortir de toute considération égotique nous apprend à fonctionner ensemble, à être ouvert à ce qui est là maintenant, à tirer avantage de quelque chose qui dépasse la somme des potentiels de chacun : une dynamique, une créativité, une capacité à relever des défis. C’est l’intégration de toutes les diversités dans une unité, qui devient d’autant plus riche, plus complexe, qu’elle intègre des Je très différents en utilisant et valorisant les richesses et compétences de chacun.

Notre Ego est-il notre meilleur ennemi ?

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Le Moi, le Je, l’Ego, font référence au ressenti subjectif d’exister personnellement. « Je me sens exister parce que je me perçois, tout en me distinguant des autres et du monde extérieur ». Et le sentiment d’exister comme un individu indépendant, nous cantonne à un espace qui se réduit au champ de nos préoccupations. Cette posture fait percevoir le « je » comme centre de l’expérience et du monde. Se considérer comme centre de l’univers n’a pas de sens et pourtant c’est ce que nous faisons constamment. Dans le monde du vivant le tout est supérieur à la somme de ses parties. Le « Nous » est supérieur à la somme des « Je ». Le « Nous » donne un accès à la vie et dépasse le sens de notre propre existence.

Question de maîtrise

Quelles stratégies mettez-vous en œuvre pour vous assurer la maîtrise de votre environnement ? La maîtrise est-elle pour vous synonyme de confort ? De pouvoir ? De sécurité ? Seriez-vous prêt à lâcher-prise ? Une minute, une heure, toute une vie …

Question n°5 : Avez-vous tendance à vouloir maîtriser votre environnement ?