Dépasser ses limites

Nous nous sentons cernés pas des limitations : notre corps, des contraintes sociales, notre voisin qui fait du bruit, nos tendances, des obligations familiales, professionnelles. Que cette perception génère une aspiration à la libération ! On peut essayer de supprimer chaque limitation comme autant de cailloux qui nous blessent pieds quand nous marchons, une autre voie comme l’explicite Santideva est de mettre des sandales, de maîtriser son esprit

Travailler sur son stress

Le mot « stress » dérive du mot « détresse ». Pourtant, le mot est maintenant banalisé, alors que sa répétition peut détruire. Nous apprenons à les maîtriser en ne réagissant pas à la situation (Le stress n’est pas au niveau de la situation mais de la réaction à la situation). Cette non réaction remet en ouverture et permet une action en intelligence.

Il existe aussi des pratiques méditatives permettant de supprimer les résidus laissés par un stress. Les maîtres tibétains expliquent que ces techniques étaient transmises à de jeunes moines, N’ayant pas de stress disponibles, ces jeunes allaient dans un village et simulaient un vol à l’étalage. Les commerçants, (dupes ou complices ?) , leur courraient après en criant. Les moines retournaient ensuite au monastère pour travailler sur ce stress.

Que faire de nos émotions ?

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Les émotions sont une constante de notre vie : parfois profondes et durables, parfois superficielles et éphémères. Il y a peu de moments où les émotions nous laissent en paix. Pour certains, l’absence d’émotions est synonyme d’un manque, pour d’autres, le trop-plein émotionnel représente une perte de contrôle intolérable. Faut-il tracer une ligne entre deux excès ? Une autre voie est de ne pas être plus affecté par elles que par des sons, les symphonies sont magnifiques, le silence aussi …

Les émotions nous éloignent-elles de l’équilibre ?

C’est aujourd’hui une affirmation courante : les émotions positives nous ouvrent, en ce qu’elles nous permettent d’envisager les situations selon une perspective plus vaste, d’être plus réceptifs à autrui et d’adopter des attitudes et des comportements souples et créatifs. Les émotions positives engendrent une spirale ascendante, à l’inverse des émotions négatives et de la dépression qui provoquent une plongée en vrille. Pourtant, dès que nous sommes pris par une émotion, même positive, le Je est présent, l’expérience reste de ce fait limitée.
L’accumulation de ces émotions momentanées influence nos humeurs, modifie peu à peu nos dispositions mentales et nos traits de caractère. Le chemin vers la sagesse est un moyen pour nous sortir de ces conditionnements.

L’harmonie de l’alignement

Two one-way signs on a pole pointing in different directions.

S’aligner, c’est apporter sa contribution en manifestant pleinement son potentiel, prendre sa place et tenter de devenir meilleur pour soi et pour le monde. L’alignement est la cohérence entre nos aspirations profondes, notre façon d’être, de penser et d’agir. Pour ce faire, nous devons être cohérents avec nous-mêmes, c’est-à-dire être imprégnés d’une motivation claire. Si nos objectifs sont en contradiction, par exemple vouloir réussir mais être critique à l’égard de ceux qui réussissent, alors notre motivation est brouillée. L’incohérence se traduit par des décisions erronées, inutiles voire nocives, et au niveau de l’action, par un gaspillage d’énergie. Il en résulte du déséquilibre, de l’insatisfaction et de la perte de sens… Pour s’aligner, il est important également de sortir de la dépendance à notre système de croyances (à propos de soi, des autres, du monde …), structuré durant la vie, car il est vraisemblablement faux. Il biaise nos perceptions et pollue notre action. Penser par exemple qu’il faut être gentil pour être aimé, nous met en contradiction avec le fait d’exister tel que nous sommes vraiment.